Puzzles & casse-tête en bois gratuits à fabriquer, construire soi-même

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les automates

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Nos trois premiers automates

 

Ma sœur Michèle qui vit en Suisse collectionnait les tissus et dentelles anciennes et les faisait revivre sur des poupées en chiffons pour commencer puis sur des poupées en porcelaine ensuite. l'idée de passer aux automates s'est imposée logiquement.

 

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De mon coté je l'avais aidée pour composer des grès et porcelaine pour imiter les porcelaines roses des poupées anciennes à base de Kaolins, talc, feldspaths et silices, teintés au grès de Thiviers.

Après être devenu spécialiste de la composition des porcelaines et des calculs de montée en température, je suis donc passé à fabriquant d'automates.

l'idée a germé en 1989 et a abouti aux premiers automates avec notre première exposition en 1990 à Sainte-croix au CIMA lors d'un festival avec des fabricants internationaux de l'époque suisse, français, espagnol, allemand, etc...

 

Philippe fabrique alors la mécanique, squelette, moteur, cames, ressorts, musique, boite socle...

Michèle décore avec les têtes, corps, mains et pieds en porcelaine peintures en émaux, les habits, les yeux, perruques, etc...

 

Puis l'aventure nous a conduit à participer aux festivals des Gets, des expositions diverses en France comme le salon de la maquette porte de versailles, un salon de la poupée au pavillon Baltard de Nogent, le salon de la maquette de Vounneuil, le congrès de la poupée de Lambersart, quelques expositions internationales sur invitation en Russie à Moscou, Quito en équateur, Charlotteville aux US, un mois autour du Japon.

les automates ont reçu quelques médailles et autres distinction (Doubna. Tokio, Quito) nous avons été l'objet d'article de journaux ou de reportage le plus souvent dans les télévisions étrangères.  

L'aventure  s'est brusquement arrêtée en 2009 avec l'arrivée des petits enfants et un cancer que ma sœur a surmonté jusqu'à ce jour (10 février 2021). Je me suis depuis reconverti dans les orgues de barbarie et les casse-tête, de son coté Michèle a été par la suite la présidente des métiers d'arts de la suisse romande pendant 10 ans.

 

C'est une activité assez complète. Il faut beaucoup de matériel, d'outillage, de fournitures, de savoir faire, de documentation.

 

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Michèle possède encore deux fours un pour la porcelaine qui monte à 1700°C et un autre pour les émaux à 1000°C qui doit être utilisé seulement pour ça à cause des traces qui peuvent tacher le biscuit.

Trois cent moules en plâtre pour les têtes, les mains, les pieds, les corps de tailles, de sexes et genres différents, exotique, africains, asiatiques et même d'expressions différentes; riant pleurant, endormi,souriant, les émaux pour peindre, les montres pour connaitre la température du four, Une collection de dentelles, tissus anciens, rubans, plumes, yeux en verre ou acryliques par paires et couleurs absolument identiques, accessoires miniatures comme des instrument de musique à l'échelle, chaussures, boutons, du ou plutôt des cuirs, feutres, perruques, cheveux naturels, mohair ou poils de chèvres, plumes, etc...

 

Philippe a trouvé toute une bibliographie de plus de 200 livres sur les automates, le costume et son histoire, la coupe et la couture selon les époques et les nations, la reconnaissance de la dentelle selon les ages et les régions de production, les automates de magie et les trucages, la mécanique et la musique mécanique, la fabrication de la porcelaine et des émaux, la reconnaissance des plumes et de leur façonnage, l'horlogerie,  les pendules et coucous. Un stock de moteurs mécaniques et électriques avec des réducteur de vitesses, des engrenages aux modules variés, des axes, des paliers, des roulements, du laiton en plaque en barres rondes ou rectangulaires, des cordes à piano de divers diamètres, des vis et écrous miniature en acier laiton ou inox, rondelles, insert bois ou métal, des tiges filetées, colles, vernis, outils spéciaux pour percer dans tous les matériaux et tout les diamètres surtout miniatures, des tubes, des clapets pneumatiques, du cuir pour des soufflets ou pour les paupières, des ressorts de moteurs, des ressorts en boudin pour tout les cas d'équilibre de force de longueur, en compression ou tension, des mouvements musicaux d'airs variés et adapté au sujet et aux époques, etc...

 

Une activité gourmande en frais d'installation et production qui ne trouvera pas d'équilibre économique et a été plutôt déficitaire mais qui nous a donné beaucoup de reconnaissances et de satisfactions comme des médailles ou des prix, des articles dans les journaux radios et même télévision et surtout à l'étranger.

 

la plus parts ont été vendu à des particuliers ou collectionneurs mais aussi quelques uns à des musées ce qui est très flatteur si on considère que c'est arrivé de notre vivant!

 

Trois sont visibles au musée de musique mécanique des Gets.

 

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Deux au musée de Moscou

 

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Un au musée de Grenoble à Francis Lara qui est décédé et que ce musée a revendu en salle des ventes

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Et même un fumeur au musée de Hanovre.

 

Au début nos automates faisaient tous une taille standard de 48 cm levaient les bras et tournaient la tête, ils fonctionnaient avec des cames et la seule force de la boite à musique grâce au ressort par équilibrage des poids par ressorts.

Puis on leur a ajouté une came pour des yeux qui se ferment comme ceux des poupées dormeuses, puis un mouvement de respiration du corps donne une impression de vivant.

Puis on a commencé à utiliser des trucages connus comme un automate qui boit, fume, ou fait des bulles...

Ils sont conçus pour être facilement démontables pour l'entretien et les réparations du futur.

 

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Les trucages consistent à faire passer l'eau, l'air ou la fumée par les bras avec des tubes et des clapets anti-retour et des soufflets...

Puis à la demande des utilisateurs mais après de longues hésitations on a utilisé des moteurs électriques pour éviter d'ouvrir les armoires de protection et remonter les moteurs à clés. Ensuite on a aussi utilisé des moteurs mécanique plus puissants.

Ce qui nous a autorisé à faire des automates plus grands jusqu'à 1 mètre.

Des projets d'automates à objets libres, mouvements plus complexes des jambes coudes poignées d'autres mouvements de têtes et du corps ont été étudiés et mis en œuvre sur des prototypes.

Notre principal atout est l'utilisation de tissus et dentelles anciennes et de matière traditionnelle comme la porcelaine peinte avec des émaux, pas de plastiques ni celluloïd et l'ajout systématique de mouvements de musique mécanique à lamelles dont la résonance est amplifiée par la boite qui sert de socle. Certains automates sont inspirés de gravures de mode ( lithographies d'époque) ou de tableaux, de photos anciennes pour l'authenticité des reproductions, taillant même parfois le tissu dans la robe du modèle d'époque .

Nos choix sont personnels comme ne pas introduire d'électronique qui bien sur ouvre des perspectives très larges et rend possible une programmation qui remplace la mécanique et permet d'autres mouvements plus variés, aléatoires ou des séquences programmables plus longues qu'un tour de boite à musique.

 

le summum c'est un automate mécanique qui écrit, dessine ou joue un instrument de musique ou exécute une action humaine on appelle ça un androïde, un exemple la joueuse de tympanon.

Les grands noms sont Jacquet-Droz, Maillardet, Vaucanson...

Mais on a connu des trucages comme le joueur d’échec de Kampelen.

Des automates qui ont donné l'idée de faire faire un travail par une machine et qui ont conduit rapidement à concevoir des métiers à tisser puis des métiers à dentelles qui ont bouleversé l'ordre social et le travail des ouvriers et surtout des femmes bien avant la révolution industrielle.

On admet généralement que l'ancêtre de l'ordinateur est un orgue de barbarie, en affirmant qu'il est un ordinateur en bois et sa filiation avec les premières cartes mécanographiques du début de l'informatique est une évidence.

 

L'age d'or a été le 19° siècle avec des fabricants comme:

Vichy, Triboullet, Roullet, Decamps, Lambert, Phalibois, Renou...

Toute une longue tradition qui a aussi des cousins et des ramifications dans la musique mécanique, les boites à musique à lames, les oiseaux chantants, les pendules, l'horlogerie, les coucous, les poupées, les marionnettes, les jouets, la magie, le spectacle...

 

Aujourd'hui l'automatisme atteint des possibilités incroyables comme piloter un orchestre complet, une voiture, un avion, une navette spatiale une usine de production de ces engins, jouer au niveau d'un champion mondial d'échec, de go, couplé à l'informatique même domestique.

Un particulier peut avec une CNC et une imprimante 3D concevoir et   fabriquer presque tout ce que propose les industriels.

Ce qui était des projets de sciences fiction à la Jules Verne l'année dernière est déjà en cours de réalisation. L'accélération de l'évolution est si rapide qu'elle compromet notre propre existence à cours terme en raison de notre incapacité à prévoir les conséquences sur notre environnement, notre santé et nos modes de vie qui ne peuvent déjà plus s'appliquer à tous. Les inégalités se creusent de plus en plus vite et de plus en plus fortement entre ceux qui ont un accès à la technologie et ceux qui ne l'ont pas.

 

Il existe même des  simulateurs de mouvements pour concevoir des automates mécaniques pour des mouvements fluides et réalistes.

 

Je continue cependant d'entretenir des boites à musique, des oiseaux chantants, des coucous ou des automates comme cet automate de magie:

"la disparition".

Je continue aussi dans le sujet des tableaux animés avec " Black farmer"



11/02/2021
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